Accueil > Coté Japon, Divers > Passage en mode « Survival »

Passage en mode « Survival »

Il s’est passé beaucoup de choses depuis les dernières nouvelles que je vous aient données par l’intermédiare de ce blog … alors je vous propose un petit retour en arrière sur ce dernier mois que j’ai passé ici.

Il y a donc environ un mois a débarqué une petite troupe de français(es), venus au Japon jouer les touristes pour une durée allant de 15 jours à 1 mois (les derniers sont donc partis ce Week-end), et il se trouve que l’un d’entre eux est devenu mon colocataire pour la durée de son séjour. Le jour de son arrivée, devant retrouver ses compagnons de voyage dans le « quartier » voisin, je l’ai accompagné et guidé au travers des petites rues joignant les deux quartiers, et j’ai ainsi fait la connaissance de la petite troupe. Il s’est avéré que deux d’entre-eux allaient suivre les même cours de japonais que moi, et que je risquais donc de passer beaucoup de temps avec eux … ce qui n’a pas loupé : je me suis naturellement, et sans vraiment m’en apercevoir, greffé sur ce groupe de « découvreurs du Japon ». Je les ai accompagnés dans certaines de leurs visites, et dans beaucoup de leurs sorties nocturnes. J’ai également découvert avec eux certains des « plaisirs » japonais que je ne connaissais pas encore : Karaoké, Yakiniku (restaurant de viande assaisonnée cuite sur grill) ou même Kaiten-zushi (restaurant de Sushi où ceux-ci arrivent sur un plateau tournant, et on choisi ceux qui nous plaisent). J’ai passé avec eux un mois de pur plaisir et ils me manquent déjà.

Malheureusement, il y a quelques revers à la médaille : d’une part, qui dit sorties à répétition dit dépenses de même ordre, et mon budget en pris un coup. Je ne le regrette pas, j’ai toujours eu la possibilité de dire « pas aujourd’hui » (et ils ont d’ailleurs eux aussi tenu compte du fait que je n’étais pas dans la même situation qu’eux), mais il faut maintenant que je redresse la barre et que je limite mes dépenses pour revenir dans mon budget initial, d’où le titre de ce billet (le mode « survival » étant caractéristique des jeux de combat : on essaye d’économiser au maximum son énergie pour tenir le plus de round possible). Je vais donc, à partir de maintenant, limiter fortement les resto, les sorties, et dépenses autre que strictement nécessaire, et « advienne que pourra ».

Un autre point négatif de ma situation est que je suis resté dans un environnement presque exclusivement francophone, et donc mon intégration de la société japonaise ne s’est pas améliorée. Et il va falloir que je fasse un gros effort sur moi-même pour corriger ça (surtout si je limite fortement mes sorties …). Enfin, dernier point, j’ai été très occupé, et je ne rentrais chez moi que quelques heures, juste le temps de travailler mon japonais, et de me tenir au courant de l’actualité. Je sais que ma famille et mes amis souhaiterais que je mette à jour ce blog plus souvent (j’ai d’ailleurs reçu un rappel à l’ordre pas plus tard que ce matin), aussi je vous rassure, ce n’est pas par manque de volonté, mais par manque de temps que j’écris si peu.

Avant de passer à autre chose, j’aimerais passer un message à ceux avec qui j’ai passé ce mois : Julien, Benoît, Santhane, Jennifer, Ambre, Sebastien et Lucas … vous revenez quand vous voulez sur Tokyo, je serais là pour vous accueillir (enfin si je ne suis pas rentré en France avant, hein !).

Parmi les autres événements qui ont marqué ce mois, il y a le fait que j’ai décidé de prolongé mes cours de japonais d’un mois. Comme je l’avais déjà mentionné dans un précédent billet, ayant déjà quelques notions de japonais, les cours se sont révélé un peu trop facile pour moi au premier abord. Le fait est que nous n’avons commencé à voir des points qui me semblait un peu délicats que dans le courant de la 4ieme semaine de cours, et nous n’avons commencé l’étude des kanji (caractères d’origine chinoise) que ce mois-ci. Le premier mois m’a permis de consolider les bases que j’avais avec un apprentissage plus « scolaire », mais je crois que je ne vais vraiment commencer à apprendre qu’a partir de maintenant. Au passage, petit conseil à ceux qui voudraient, comme moi, venir prendre des cours de langue au japon : si vous avez un bon niveau de départ (hiragana, katakana, la majorité des particules, et une bonne base vocabulaire), envisagez donc de prendre en cours de route une classe de débutants ayant commencé depuis bien un mois (les classes commencent toutes à la même période et se répètent tout les trois mois, en général).

Autre événement, on ne peut plus important (!! joke inside !!), il se trouve que mon anniversaire était dans le courant de la semaine derrière. En général, j’évite de le crier sur les toits, mais comme les professeurs de japonais n’ont pas trouvé de moyen plus efficace pour nous faire travailler les dates que de nous faire dire notre date d’anniversaire, pratiquement toute la classe avait donc mémorisé le mien qui arrivait bientôt ! Le jour dit je suis donc allé, avec bon nombre de mes « collègues étudiants » (principalement des chinoises), manger dans un restaurant et nous avons continués avec un karaoké, le tout juste après les cours. C’était assez sympa, malgré le fait que nous, français, avons mis un peu de temps à comprendre comment fonctionnait le système pour lancer les musiques, si bien que l' »équipe chinoise » a enchaînée les titres avant que nous ne puissions tenter notre chance. La prochaine fois je serais prévenu !

Dans un registre complètement différent, je vous avais parlé d’un projet sur lequel je travaillais, et qui pourrait m’ouvrir la porte à un travail. Il s’agissait en fait d’un ensemble d’exercices que je devais résoudre dans le cadre d’une offre d’emploi à laquelle j’avais postulé. Le questionnaire comportait nombre de problèmes algorithmiques sur lesquels je n’avais plus planché depuis l’université (calculs de courbe de Béziers par exemple), et je n’étais pas préparé à ce genre d’exercice. J’ai finalement passé une semaine à travailler sur ce questionnaire en comprenant au fur et à mesure que mes chances étaient très faibles. Je n’ai finalement pas eu le poste (sans grande surprise), et le jour où j’ai reçu leur réponse, je suis allé (noyer mon désespoir sans fond) dans un bar francophone retrouver des amis. C’est là que j’ai rencontré un japonais parlant un peu français qui m’a avouer tenir un restaurant de cuisine française, et chercher un serveur … bon d’accord, c’est « un peu » en dehors de mes compétence de base, mais je n’aime pas cracher dans la soupe, alors je lui ai dit « pourquoi pas ». Je devrais commencer le travail vers mi-décembre, si tout va bien, et si je n’ai pas trouvé un travail plus dans mes cordes d’ici là (au cas où, je connais quelques français au Japon que je pourrais recommander pour le poste de serveur si je devais le lâcher).

Pour terminer (oui je sais, c’est long, mais c’est que j’en ai des choses à raconter … un comble non ?), j’ai participé à une soirée organisée par l’association France Tokyo qui s’occupe de créer des événements pour faire se rapprocher les populations françaises et japonaises de Tokyo (principalement, mais aussi un peu partout au Japon comme en France). C’était une soirée pour fêter Halloween, il y avait donc beaucoup de personnes déguisées, et ça a été l’occasion de s’amuser et de faire des rencontres (pas beaucoup en ce qui me concerne, mais c’était quand même une bonne soirée).

Voilà, il me reste encore pas mal d’articles a écrire, pour parler plus en détail de ce que je fais et vois ici, et j’espère faire ça plus régulièrement.

Publicités
Catégories :Coté Japon, Divers Étiquettes : , ,
  1. kla
    2 novembre 2010 à 09:04

    super t’as vraiment l’air de passer de bons moments là bas! c’est toujours un plaisir de lire tes aventures. Je vois que ta vie est bien remplie. Pour le boulot c’est déjà pas mal et ça te fera des sous pour la suite.
    gros bisous;)

    • 2 novembre 2010 à 09:23

      Plutôt que des sous pour la suite, ça m’évitera surtout de ne pas perdre trop d’argent trop vite : 800 yen de l’heure (soit un peu moins de 8 euro) pour bosser entre 15 et 25 heures par semaines, avec ça je paye même pas le loyer. Mais bon, ça me fera une expérience du travail au Japon.

  2. kla
    2 novembre 2010 à 10:44

    bon ok t’es pas encore au bord de la fortune mais comme tu dis expérience au japon c’est déjà ça!

  3. TaSoeur ;)
    2 novembre 2010 à 11:36

    Oui un peu de sousous c’est toujours bon à prendre et ca te fera connaitre des gens, notamment japonais… Et te prive quand meme pas trop de sorties meme si je comprend que tu aies envie de rester le plus longtemps possible tu es aussi là bas pour en profiter et pas pour rester enfermé

    • 2 novembre 2010 à 11:41

      Rassures-toi, j’ai pas prévu de me transformer en moine zen s’isolant au fin fond de la montagne !
      Mais il faut au moins que j’arrive à retrouver un semblant d’équilibre dans mes finances …
      J’ai joué la cigale provençale, voici venir le temps de la fourmi !

  4. Honu
    2 novembre 2010 à 22:00

    Tout en métaphores 🙂 Ça fait plaisir en effet d’avoir de tes nouvelles, on compte sur toi pour en donner plus.
    Le resto est une chance à saisir en attendant autre chose, Bin2 ne te dirait certainement pas le contraire…

    • 3 novembre 2010 à 12:35

      Je n’en doute pas une seule seconde. Et puis, une des raisons qui m’ont amené à partir était de voir comment j’arrive à me débrouiller dans un environnement complètement différent de mes habitudes … et bosser dans un resto risque de me confronter très vite à de nouvelles situations inattendues ! 🙂

  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :