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Démarche – Obtenir son « Certificate of alien registration » …

Cet article fait parti de d’une série d’articles nommée « Démarche » qui présente les différentes démarches que j’ai dû effectuer dans le cadre de mon séjour au Japon.

… Ou comment devenir officiellement un alien au Japon.

D’un point de vue légal, tout étranger (« alien » signifiant bien sûr en anglais « étranger ») résidant sur le sol japonais plus de 3 mois, doit se faire enregistrer auprès des autorités afin d’obtenir une « carte d’identité » japonaise, que j’assimilerais plus à une carte de séjour en France. On retrouve sur cette carte nom, prénom, date de naissance, sexe, numéro de passeport, date d’expiration de la carte, et plusieurs autres informations, le tout accompagné d’une photo.

Habitant Sugamo, dans l’arrondissement de Toshima (Toshima-ku), je me suis donc rendu à la mairie de Ikebukuro (Ikebukuro office ward) qui gère certains dossiers de l’arrondissement, notamment les papiers liés aux étrangers. Malheureusement, j’ai eu la bêtise de croire que, à Tokyo, dans un des quartier les plus fréquenté (Ikebukuro), dans une mairie avec un bureau dédié à l’accueil des étrangers, il y aurait quelqu’un qui parle anglais … j’avais donc peu de papiers sur moi, pas de dictionnaire bilingue ou de traducteur, et j’ai eu quelques problèmes à me faire comprendre, et à comprendre ce que l’on me demandais de faire (il faut dire que j’ai commencé cette démarche la première semaine de mon arrivée, et que je n’avait pas encore pris tous mes repères).

La démarche en soi est relativement simple : il suffit de remplir quelques papiers avec des informations telles que nom, prénom, lieu et date de naissance, adresse (avec un document justificatif), de dire si l’on travail et pour qui, plus quelques autres informations propre au « séjour », puis de donner deux photos d’identités et de présenter son passeport en règle. N’ayant pas sur moi de « justificatif de domicile », de photos, ainsi que quelques autres informations, je suis retourné chez moi rassembler les éléments manquants, puis je suis revenu quelques jours plus tard.

De retour à la mairie d’Ikebukuro, je prend un ticket, avec un numéro, et j’attends. J’attends que mon tour arrive. Après une demie heure, je peux enfin me présenter au guichet, toujours sans personne parlant l’anglais, où je donne mon dossier. J’en profite pour rectifier une ou deux petites choses que j’avais mal comprises (comme le nom du bâtiment où je réside) et je leur confie le tout (dossier plus photos) … pour qu’ils me donnent un autre papier, avec un autre numéro, et me demandent d’attendre.

J’attends donc, encore bien trois-quart d’heures. J’en profite pour regarder les personnes autour de moi, qui attendent également : nous sommes tous devant un bureau dédié aux démarches administratives des étrangers, mais je ne croise presque que des visages asiatiques. Et ils ont presque tous le même papier rose que moi. Comme quoi, les populations chinoises et coréennes sont probablement les plus importantes d’étrangers au Japon (ou en tout cas à Toshima-ku). Quand mon tour vient enfin, je me présente à nouveau au guichet, où ils me donnent un papier comportant l’objet de ma demande (« Certificate of Alien Registration ») ainsi que les dates entre lesquelles la carte sera disponible : environ 3 semaines d’attente.

Environ 3 semaines plus tard, je retourne donc à la mairie, où je prend à nouveau mon petit ticket avec mon petit numéro ; et où j’attends docilement environ 30 minutes que l’on m’appelle. Je donne le document, spécifiant que j’ai fait une demande d’ « Alien card », ce que qui dure environ 10 secondes, avant que l’on ne me donne à nouveau un petit papier rose avec un nouveau numéro, et que l’on me demande d’attendre. Je suis d’ordinaire assez patient, mais là je me demande vraiment comment ils se débrouillent. Enfin, 45 minutes plus tard vient à nouveau mon tour, et, à peine le temps de me présenter au guichet, signer un papier, et de prendre ma nouvelle carte, que c’était fini.

Au final, c’est pas la mer à boire, mais on attend souvent, pour quelques secondes au guichet, et pour une démarche qui n’est pas si compliquée quand on sait où l’on met les pieds et ce que l’on doit faire. Le propre de tout système administratif quoi …

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Catégories :Non classé
  1. TaSoeur ;)
    22 octobre 2010 à 12:50

    Comme quoi, les français sont réputés pour leur administration compliquée… mais les japonais sont pas mal non plus 😉

  2. Honu
    22 octobre 2010 à 14:06

    Moi qui croyais que l’on vivait dans le pays spécialiste des lourdeurs Administratives de l’administration… 🙂

  3. Honu
    28 octobre 2010 à 14:27

    Joyeux anniversaire Cher Alien 😉

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